Projet Energie RDC – Nzoro I et II (Kibali Gold)

En 2009, un vaste projet minier a été initié en Ituri, dans la Province Orientale de la République Démocratique du Congo : Kibali Gold. Localisé autour de l’important gisement aurifère de Kibali, à l’extrême Nord-est du pays proche de la frontière avec l’Ouganda, les investisseurs souhaitent y développer un espace entièrement autonome et indépendant énergiquement. Pour ce faire, l’opérateur minier Randgold va mettre sur pied plusieurs centrales hydroélectriques situées le long de la rivière Kibali dont les deux principales seront Nzoro I et Nzoro II : c’est la Kibali Hydro Strategy. La réhabilitation de la première centrale et la construction de la seconde sont achevées. Une autre centrale, Ambarau, a été commissionnée, alors que d’autres encore sont en cours de construction ou prévues.

Acteurs

Kibali Gold

C’est la société titulaire du projet minier. Ses actionnaires sont Randgold (45%), Anglogold (45%) et Sokimo (10%).

Randgold Resources 

C’est une entreprise d’exploitation de mine d’or côté en bourse dont le siège est à Jersey (îles Anglo-Normandes) et dont les activités se trouvent au Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire et République Démocratique du Congo. 

L’entreprise est actionnaire et opérateur principal de Kibali Gold et en charge de l’approvisionnement hydroélectrique du projet, y compris l’identification des sites hydro-électriques, leurs études de faisabilité et le suivi de leur construction.

Anglogold Ashanti 

D’origine Sud-Africaine, c’est la troisième plus grande compagnie d’extraction d’or du monde. Opérant dans plus de 9 pays différents, Anglogold est actionnaire de Kibali et travaille en partenariat étroit avec Randgold.

Sokimo

La Société Minière de Kilo-Moto est une entreprise étatique qui détenait le site minier de Kibali. Sokimo a cédé à Kibali Gold les titres pour les gisements d’or et a gardé une participation minoritaire dans le projet.

Infrastructures hydroélectriques

La stratégie de production électrique comprend trois étapes :

D’abord, la réhabilitation de la centrale Nzoro I. Vétuste car peu entretenue depuis sa mise en service, il s’agit de renouveler les générateurs afin d’assurer une capacité de production de 1 mégawatt permettant d’alimenter la suite des travaux.

La seconde phase concerne la centrale Nzoro II. Il s’agit d’effectuer des travaux de terrassement puis de construire et d’équiper complètement cette nouvelle station d’une capacité de production de 25 mégawatts.

Enfin, la troisième étape consistera à identifier et à développer d’autres potentiels hydroélectriques le long de la rivière Kibali. Plusieurs sites ont déjà été localisés : Azambi, Ambarau, Sirigi, Gawa, Bavungula, Sesengue et Ndakala.

En parallèle, le projet prévoit l’installation d’un système thermique diesel au sein des centrales hydroélectriques afin de permettre la fourniture d’électricité pendant la saison sèche.

Synthèse projets Kibali hydro (source: presentation Africa Utility Week 2014)

Montants & Amortissement

Kibali Gold Mine prévoit un investissement total de 130 859 USD pour l’ensemble du projet aurifère, y compris pour son alimentation en électricité (chiffre de 2012).

Bénéfices escomptés

Kibali Gold souhaite pouvoir produire à terme 48 mégawatts répartis sur au moins 4 centrales hydroélectrique afin de répondre au besoin en énergie de la mine d’or et des communautés locales. Cela permet également de considérablement réduire le cout de production d’électricité sur le site minier.

État actuel

La réhabilitation de Nzoro I a été achevée en 2012 et la construction de Nzoro II a également été finalisée. Ambarau a été commissionné début 2017, alors que la finalisation de Azambi est prévu pour le deuxième trimestre de 2018.

 

Pour en savoir d’avantage: Pierre-Pisterman – Hydropower projects Kibali 2014

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