Projet Energie RDC – Mwadingusha, Koni et Nzilo (Ivanhoe)

En juin 2011, la Société Nationale d’Electricité a signé un mémorandum d’entente avec la société minière multinationale Ivanhoe pour la réhabilitation de deux centrales hydroélectriques : Mwadingusha et Koni. Ces deux centrales hydroélectriques sont localisées dans la province du Haut-Katanga, le long de la rivière Lufira dont la source est le lac Tshangalele. L’électricité ainsi produite s’inscrit dans deux projets miniers de vaste envergure : le projet minier cuivre-cobalt de Kamoa-Kakula (province du Lualaba) et la mine souterraine de cuivre-zinc de Kipushi (province du Haut-Katanga). Il s’agira d’alimenter les activités de ces deux projets miniers, dans lesquels participe la société canadienne Ivanhoe.

Acteurs

  • Kamoa Copper SA, anciennement Africa Minerals (Barbados) Limited SPRL (AMBL): active en RDC, Kamoa Copper SA est une filiale de Ivanhoe, Zijin et l’Etat Congolais. Elle exploite le projet cuivre-cobalt de Kamoa-Kakula, en développement au sud-est de la RDC. L’entreprise est présente au Congo depuis 2001 et investit directement dans le projet.
  • Kipushi Corporation (KICO): c’est une autre filiale congolaise d’Ivanhoe qui est gérée indépendamment de Kamoa Copper.
  • Ivanhoe Mines Ltd : anciennement Ivanplats, cette firme canadienne conduit des activités d’exploration minière en République Démocratique du Congo et en Afrique du Sud. Elle détient des intérêts dans Kamoa et Kipushi et souhaite développer des infrastructures d’énergie, d’eau et de transport pour alimenter sa production minière.
  • Zijin Mining : C’est une des principales compagnies minières en chine, première en exploitation aurifère et troisième en exploitation de cobalt. En mai 2015, la compagnie a décidé d’investir dans Kamoa Copper.
  • Stucky SA : cette entreprise d’ingénierie basée à Lausanne en Suisse spécialisée dans les barrages, structures et équipements hydrauliques sera en charge de la conduite des travaux.
  • SNEL : La Société Nationale d’Eletricité supervise les travaux des infrastructures par le biais d’un Partenariat Public-Privé.

Infrastructures

Les travaux se divisent en trois corps principaux d’activités.

Les centrales

  • Mwadingusha : construite en 1930, cette centrale a une capacité de production de 71 Mégawatts mais seulement 24 sont effectivement produits. Seules 3 des six turbines sont opérationnelles.
  • Koni : construite en 1955, cette centrale a une capacité de production de 42 Mégawatts dont seulement 14 sont actuellement produits. Sur les 3 turbines, seule une est en état de marche.

Pour les deux barrages, les travaux prévoient le remplacement des équipements et le changement du type de vannes.

Les lignes de transmission et les postes

Deuxièmement, il s’agit d’améliorer le système de transmission des lignes électriques. Les lignes déjà existantes reliant Koni à Mwadingusha et Mwadingusha à la station Shilatembo seront rénovées pour offrir une capacité de transmission maximum de 120 kilovolts.
Aussi, un nouveau poste de conversion sera installé : la Station du Convertisseur Ouest. En parallèle, de nouvelles lignes de transmission d’une capacité de 220 kilovolts seront mises en place notamment entre la Station de Conversion de Kolwezi et la Station du Convertisseur Ouest (36 km) ainsi que de Kolwezi à Kamoa (10 km).

Développements futurs

Afin de satisfaire les besoins du projet Kamoa Copper à long terme, il est également envisagé de construire une nouvelle centrale hydroélectrique sur un site proposé par le Ministère de l’énergie. La réhabilitation de la centrale Nzilo est aussi soumise à une étude de faisabilité pour la suite du projet.

Investissements

Le coût de la réhabilitation des centrales Mwadingusha et Koni ainsi que leurs réseaux et postes de transmission est estimé à 141 MUSD. Ivanhoé finance l’investissement par le biais d’un prêt à la SNEL. L’entreprise sera remboursée sous la forme de déductions mensuelles sur les futures factures d’électricités minières.

Bénéfices

La production des centrales réhabilitées aidera à accroître l’énergie disponible sur le réseau de la région minière dans le sud du pays. Indirectement, elle contribuera donc à combler servira en priorité aux besoins énergiques des mines Kamoa et Kipushi.

Au début du Projet (2017-2022), les besoins du Kamoa Copper Project sont estimés à 100 Mégawatts et Mwadingusha et Koni seront en mesure de produire 113 Mégawatts.
En phase de production maximale (après 2022), les activités minières nécessiteront 200 Mégawatts et les sites de Mwadingusha, Koni et Nzilo pourront produire 230 Mégawatts.

Le projet prévoit également l’amélioration d’infrastructures sociales.

Etat actuel

Le projet de réhabilitation de Koni et Mwadingusha a été signé en août 2012.
Les études de faisabilité et d’avant-projet sont terminées pour Mwadingusha, Koni et les lignes et postes de transmissions. Dans le respect de l’accord de pré-financement avec la SNEL, 4 pont-roulants (permettant de mettre en place le nouveau matériel) ont été installés et la turbine numéro 1 a été réparée.
L’étude de faisabilité pour Nzilo est prévue.
La production minière et électrique est supposée débuter en 2017. La connexion au réseau national devait être achevée à la fin de l’année 2015

 

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